Association des Médecins Gais

Remonter Interview Questionnaire

 

LES ATTITUDES DES MEDECINS FACE AU PATIENT HOMOSEXUEL

 

Questionnaire publié le 17 Avril 85 par "Le quotidien du Médecin"

 

Nombre de réponses : 86 (71) (a) (b)

(a)entre parenthèses les pourcentages établis lors de la même enquête, questionnaire publié le 18 Juin 1980 par le "Quotidien du Médecin"

(b)Cette présente étude comprend les réponses des lecteurs du "Quotidien du médecin" (86) auxquelles s'ajoutent 32 réponses collectées lors d'une réunion/EPU à Lyon. Au total donc 118 réponses. En 1980 aux réponses des lecteurs du "Quotidien du Médecin" s'ajoutaient celles collectées dans le Bulletin du syndicat de la Médecine Générale.

 

Chiffres globaux pratiquement identiques.

AGE des Médecins : les réponses s'échelonnent de 25 ans à 76 ans

- moins de 40 ans : 64% (62%)

- âge moyen : 30 (42 ans)

 

NATURE de L'EXERCICE :

généralistes : 75% (62%)

spécialistes : 25% (38%)

 

SEXE :

Hommes 82%.

femmes 18%

 

ANNEES d'EXERCICE :

de 1 an à 36 ans

moyenne 5 (7) ans

 

PROVENANCE des REPONSES :

Province 58% (52%)

Paris 42% (48%)

 

MEDECINS AYANT (ou non) des PATIENTS HOMOSEXUELS :

- ont des patients homos. dans leur clientèle : 68% (99%)

- n'ont pas de patients homos : 20%

- ne savent pas.: 12% (9%)

 

MOTIFS de la CONSULTATION :

- motifs psychologiques 52 % (50 %)

- maladies sexuellement transmissibles. 41 % (44 %)

Lorsqu'elle est source de conflits l'homosexualité est abordée à l'intérieur de la consultation dans 47 % des réponses; elle devient "aveu spontané" dans 66 % des cas lorsque la confiance est établie entre médecin/ patient (60 %).

 

L'HOMOSEXUALITE est-elle un état PATHOLOGIQUE ?

- OUI : 18 % (5%)

- NON : 82 %

Pratiquement un praticien sur 6 considère que l'homosexualité est un état pathologique

 

Quelle prise en charge proposer dans le cas où l'homosexualité est jugée pathologique:

- prise en charge par le généraliste 20 % (14 %)

- orientation vers un psychiatre/psychanaliste 11 % ( 13 %)

- orientation vers un sexologue 7 % (1,5 %)

- orientation vers un endocrinologue 1 %

Si le généraliste semble de plus en plus apte à prendre en charge les difficultés du patient homosexuel, le sexologue apparaît comme un lieu de possible prise en charge ( 7% en 1985 contre 1,5 % en 1980)

 

Quels conseils donner au patient homosexuel:

-parler, dédramatiser 95 % (93 %)

-tentative de changer l'orientation sexuelle. 2 % (0 %)

-thérapeutique médicamenteuse de l'anxiété de l'état dépressif 5 % (3 %)

 

Si le patient est mineur, quelle attitude adopter vis-à-vis des parents:

- secret médical absolu 84 % ( 60 %)

- dialogue avec les parents 6 %

- non réponse 9 %

- orientation vers les DDASS 1 %

Quels conseils donner aux parents d'un(e) jeune homosexuel(le):

- dédramatiser informer, dialoguer 75% (68 %)

- ça ne concerne pas les parents 15 % (10 %)

- accepter l'enfant tel qu'il est 10 %

 

Peut-on être médecin ET homosexuel ?

- NON : 4 %

- OUI : 96 % ( 97 %) ....

dont 8 % ont écrit..."oui, moi"

 

En connaissez-vous dans le cercle de vos amis ?

- NON : 59 %

- OUI : 41 % (43 %)

 

Connaissez-vous un organisme de soutien aux homosexuels ?

- NON : 83 % (67%)

- OUI : 17 % (33 %)

A noter que 10 % avaient connaissance de l'Association des médecins Gais sans pour autant l'avoir contactée

 

Désirez-vous une information complémentaire ?

- OUI :   85 % (67 %)

- NON : 13 % (16 %)

 

A RETENIR : Près de 60% des réponses à ce questionnaire étaient accompagnées soit d'une ordonnance, soit adressées dans une enveloppe portant le cachet du praticien, ce qui n'avait nullement été le cas de la l ère enquête de 1980 où pratiquement toutes les réponses étaient anonyme